Noël approche…

Noël approche, vite consommons! Jean NémarNoël approche à grands pas, et avec lui, la frénésie consommatrice. Les centres commerciaux débordent, les entrepôts se vident, l’argent circule, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Je me demande parfois si tous ces présents sont nécessaires, si nous pouvons répondre par l’affirmative à cette question, ne faudrait-il pas se demander pourquoi. La présence de nos proches n’est-elle pas suffisante?

J’ai vu à la télévision, dernièrement, une publicité où un homme offre une voiture à ce que l’on comprend être sa conjointe, cette dernière est outrée du fait que son cadeau — de taille — ne lui a rien coûté; elle dit et je cite : « T’appelles ça un cadeau ». Ai-je vraiment besoin de vous dire que je bouillonne de l’intérieur chaque fois que je vois cette pub? Donc, non seulement il faut offrir un paquet de cadeaux à nos proches, mais ils doivent impérativement être dispendieux.

Ce Noël, faites le plus beau cadeau à vos proches, dites-leur à quel point ils vous sont chers.

Joyeux Noël!

L’évolution du PLQ (1960-2011)

Jean Lesage, Robert Bourassa, Daniel Johnson (fils), John James (Jean) Charest : de maîtres chez nous à traître chez nous. Jean Némar

Voici la chaîne de l’évolution du PLQ selon Jean Némar. De 1960 à 2011, de Lesage à Charest en passant par Bourassa et Johnson (fils), de « Maîtres chez nous » à traître chez nous!

Le cul entre deux chaises.

François Legault : Le cul entre deux chaises. Jean Némar

Le 14 novembre 2011 est un jour historique pour le Québec, c’est vrai qu’il y a eu la création de la Coalition Avenir Québec (la CAQ), mais ce n’est pas tout à fait ce dont je parle ici. Ce dont il est ici question, c’est le fait que John James (Jean) Charest a dit quelque chose de censé, intelligent, une affirmation avec laquelle je suis tout à fait d’accord. Surprenant, n’est-ce pas? Notre très cher premier sinistre a dit à propos de François Legault et de la CAQ : « On ne peut pas vouloir être premier ministre du Québec et ne pas être, ou fédéraliste, ou souverainiste. On ne peut pas être les deux, on ne peut pas être assis entre deux chaises et être premier ministre du Québec, alors que les enjeux viennent vite à tous les jours ». Que de pertinence de la part de M. Charest! Je fus non seulement surpris de la pertinence du propos, mais aussi du fait que normalement, je m’attendais à entendre ce commentaire venir du côté indépendantiste et non pas de la part d’un fédéraliste. Pourquoi? Eh bien, on peut reprocher bien des choses à John James, mais il n’est certes pas du type à laisser les choses aller au hasard. Or, selon moi, cette déclaration était plutôt hasardeuse et voilà pourquoi. Au Québec, si l’on n’est pas un politicien indépendantiste, on en est forcément un fédéraliste, il ne peut y avoir d’entre-deux pour la simple raison que si l’on met l’indépendance de côté, on perpétue le fédéralisme, le fédéralisme ne proposant pas de changement, mais le statu quo. Ça n’est pas plus compliqué que ça. Donc, la raison pour laquelle cette déclaration venant de Johnny John m’a surpris, c’est qu’il invitait la CAQ à se positionner comme un adversaire du PLQ et non pas un adversaire des partis indépendantistes. Cela dit, François Legault a finalement pris très clairement position lors d’une entrevue accordée à Patrice Roy au Téléjournal de Radio-Canada en disant : « Je ne suis plus souverainiste ». Voilà une bonne chose de réglée, maintenant j’espère que les indépendantistes du Québec ne répéteront pas l’erreur du 2 mai (car c’était à mon avis une erreur et non la moindre) en votant pour un parti fédéraliste, lors des prochaines élections provinciales.

Mouammar Kadhafi

Mouammar Muhammad Abou Minyar al-Kadhafi - martyr anti-impérialiste - Jean NémarMise en situation

Le 20 octobre dernier, un homme est mort, le colonel Mouammar Muhammad Abou Minyar al-Kadhafi fut assassiné. Selon les médias de masse occidentaux, le monde entier se réjouit de la mort du colonel, bon, du côté occidental du globe, la plupart des gens semblent s’en réjouir, en effet, mais selon moi, cela est dû à une désinformation flagrante. Cependant, la quasi-totalité du continent africain pleure la mort du père de l’Union africaine.

La version officielle

Commençons par analyser la version officielle. Selon nos médias de masse, des milliers de personnes étaient sur le point de se faire tuer à Benghazi, bien qu’aucune preuve n’ait jamais corroboré cette théorie, cette affirmation fut répandue à travers nos médias comme si c’était un fait incontestable. Nos médias ont aussi affirmé que des milliers de personnes avaient déjà été tués par le gouvernement depuis le début du conflit, les organisations pour les droits de l’homme évaluaient plutôt les pertes de vies humaines à 250, et ce, des deux côtés. Toujours selon nos médias, Kadhafi bombardait son peuple par avion, les satellites-espions russes ont depuis démontré que cela était impossible. C’est donc dire que nos médias ont tout au moins manqué de rigueurs, s’ils ne nous ont pas tout simplement menti.

Les rebelles

Nos médias ont aussi souvent parlé du peuple qui avait formé une force rebelle afin de lutter contre le pouvoir kadhafiste. Ce qui n’a pas été assez dit, si ce n’est carrément omis de dire, c’est que parmi les rebelles, bon nombre étaient en fait des terroristes affiliés à Al-Qaïda, ceux-là mêmes que nous étions apparemment partis pourchasser en Afghanistan. Cette fois-ci, ils avaient, semble-t-il, la bénédiction de l’oncle Sam et cette fois-ci, ils n’étaient plus, aux dires de nos médias, de dangereux intégristes, mais rien de moins que les libérateurs du peuple Libyen. De plus, plusieurs journalistes issues des médias alternatifs soutiennent que les rebelles étaient majoritairement des racistes antinoirs et nous savons que Kadhafi avait amorcé l’intégration de la population libyenne noire.

Les prokadhafistes

Toujours selon nos médias, Kadhafi faisait l’utilisation de mercenaires afin de se maintenir au pouvoir, ces mercenaires étaient en fait des citoyens normaux qui étaient prêts à mourir pour défendre leur pays et leur chef. L’OTAN a bombardé plus de 100 000 soldats libyens pendant cette guerre, mais elle par le fait même bombardé ces milliers d’hommes et de femmes ordinaires qui s’étaient portés volontaires. Certes, ces citoyens furent armés par le gouvernement, mais ils se sont battus de leur gré pour ce qu’ils croyaient être la juste cause.

Les bombardements de l’OTAN

Étrangement, les cibles des bombardements furent en fait, la plupart du temps, des services publics et non pas militaires. Ainsi, infrastructures sanitaires, réseaux d’aqueducs, hôpitaux, écoles ont été détruits par les bombardements de l’OTAN. Selon l’Organisation mondiale de la santé, avant l’intervention de l’OTAN en sol libyen, le pays avait le meilleur système de santé publique d’Afrique, tous citoyens avaient droit à des services de santé gratuits (les États-Unis auraient eu fort à apprendre de ce système). De plus, la Libye comptait le plus haut taux d’alphabétisation et d’inscription dans les collèges et universités en Afrique du Nord. Tout cela est maintenant, fort probablement, chose du passé.

Les causes probables du conflit

Kadhafi était une clef importante dans la fondation de l’Union africaine1, crée en 2002. Or, c’est l’acte constitutif de l’Union africaine2,3,4 qui avait mené à la constitution du Fonds monétaire africain (FMA)5, de la Banque centrale africaine (BCA)6 et de la Banque africaine d’investissement (BAI)7, trois institutions qui mèneraient vraisemblablement à l’autonomie monétaire et financière de l’Afrique. Ce qui n’est évidemment pas une bonne chose aux yeux, par exemple du FMI qui se trouverait des rivaux dans le FMA et la BAI, puisque le FMI utilise actuellement l’endettement des États pour implanter des politiques de privatisation qui lui permettent d’accaparer les richesses des pays d’Afrique. De plus la BCA, prévoyait lancer le Dinar-or, une nouvelle monnaie en or massif, unique sur le continent africain qui mettrait en péril le Dollar et l’Euro8.

Kadhafi voulait vendre son pétrole contre de l’or et non plus contre des dollars US, ce qui n’avait rien pour plaire à nos bien-aimés maîtres du monde. Rappelons qu’en 2000, Saddam Hussein avait annoncé que le pétrole irakien allait être échangé en euro et non plus en dollars, s’en est suivi l’invasion de l’Irak justifier par la présence d’armes de destructions massives qui, nous le savons aujourd’hui, n’ont jamais existé. Les histoires se répètent avec des prétextes différents.

De plus, en 2007, le gouvernement de la Libye a financé aux trois quarts le premier satellite africain, ce qui signifiait une perte de revenu substantiel pour plusieurs compagnies européennes, dont les satellites étaient généralement utilisés pour faire des appels téléphoniques en Afrique.

Toujours en 2007, les États-Unis ont mis sur pied l’AFRICOM9,10 (une autre merveilleuse idée de Dick Cheney et Donald Rumsfeld), qui est opérationnel depuis 2008. Kadhafi voyait en l’AFRICOM un moyen pour les États-Unis de recoloniser l’Afrique. Il avait d’ailleurs proposé une motion à l’UA qui stipulait qu’aucun pays membre de l’union n’autoriserait une base américaine sur son territoire, motion qui fut adoptée en 2010.

Voilà plus de raisons qu’il n’en fallait pour aller tuer un homme qui s’opposait à l’impérialisme occidental et à la recolonisation de l’Afrique.

La responsabilité de protéger

Encore une fois, l’OTAN s’est servie de sa responsabilité de protéger, afin de déloger un dirigeant qui gênait le plan d’affaires de dirigeants occidentaux. Une fois, le terrible Kadhafi éliminé, ils ont remis le pouvoir à des fondamentalistes qui se sont empressés d’imposer la charia. À mon avis, le peuple libyen était entre de bien meilleures mains, sous le règne de Kadhafi.

En conclusion

La guerre contre Mouammar Kadhafi était donc une guerre impérialiste mise sur pied par les pouvoirs financiers occidentaux et approuvés par l’OTAN. Je ne dis pas que Mouammar Kadhafi était un homme irréprochable, ce que je dis c’est que les raisons qui ont été évoquées pour justifier les bombardements de l’OTAN sur la Libye peuvent et doivent être remises en questions. Je crois que la guerre qu’a menée l’OTAN contre Kadhafi était une guerre contre la Libye et contre l’Afrique. Le 20 octobre dernier, un homme est mort, le 20 octobre dernier, un martyr est né.


1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_africaine
2. http://www.au.int/fr/sites/default/files/Constitutive%20act%20French.pdf
3. http://www.cameroon-info.net/stories/0,25314,@,le-fonds-monetaire-…html
4. http://www.au.int/fr/organs/fi
5. http://en.wikipedia.org/wiki/African_Monetary_Fund
6. http://en.wikipedia.org/wiki/African_Central_Bank
7. http://en.wikipedia.org/wiki/African_Investment_Bank
8. http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/le-dinar-or-des-etats-uni…
9. http://www.africom.mil/
10. http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Africa_Command

7G : est-ce trop?

7G : est-ce trop? - Jean Némar

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), nous avons franchi, aujourd’hui, la barre des sept milliards d’êtres humains sur Terre. Sept milliards, c’est beaucoup, est-ce trop? Quand on sait qu’en 1999 nous n’étions que six milliards, c’est donc dire qu’en douze ans la population a augmenté d’environ 15 %. Comptons-nous chanceux qu’il y ait des pauvres sur Terre, parce que s’il fallait que tous les peuples de la planète consomment comme nous le faisons, nous, occidentaux, nous aurions depuis longtemps, épuisé la Terre. Maintenant, un changement s’impose, car si nous continuons comme ça, avant longtemps, la Terre ne sera plus qu’un vaste désert.

24 octobre 1929

24 octobre 1929 - Jeudi noir - Jean Némar

En ces temps d’instabilité économique, en ce 24 octobre, j’ai cru qu’il serait à propos de commémorer le tristement célèbre jeudi noir « black Thursday ». Le 24 octobre 1929, marque le début de la crise financière des années trente. Il a fallu attendre vingt-cinq ans (1954) pour que la bourse retrouve son niveau d’avant le krach. Depuis cette époque, les krachs se succèdent, mais semblent toujours de plus en plus rapprochés. Voici une liste non exhaustive de krachs.

Krach des années 19301
Krach d’octobre 19872
Krach immobilier de 19913
Crise économique asiatique 19974
Bulle internet de 20005
Bulle puis krach de l’immobilier américain en 2007 et 20086,7
Krach boursier de juillet et août 20118

Selon toutes vraisemblances, une crise financière majeure est à prévoir avant la fin 2012


1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1929
2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_d%27octobre_1987
3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mar…9es_1990
4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_asiatique
5. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_Internet
6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes
7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_de_2008
8. http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_boursier_de_juillet_et_ao%C3%BBt_2011

Protéger et sévir

Protéger et sévir - Jean Némar

Le slogan de notre bien-aimée police est : protéger et servir. En théorie, c’est bien beau tout ça, mais protéger et servir qui, mais surtout de quoi? Nous entendons trop souvent parler de bavures policières, d’utilisation démesurée de force contre des gens pacifiques qui ne font qu’exprimer leur mécontentement face à des situations très souvent injustes, injustifiées et injustifiables. J’ai souvent vu, lors de manifestations, le slogan : « Qui nous protège de la police? » Bonne question en effet. Mais puisque la police semble toujours protéger le pouvoir en place au détriment du peuple, une autre question me vient : « Mais qui nous protège du gouvernement? » Malheureusement, à ce jour, je n’ai réponse à aucune de ces deux questions. Je propose donc, à notre très chère police, de changer son slogan pour Protéger et sévir, qui me semblerait plus approprié.

De la répression policière,

Jean Némar

Note : cette photographie fut prise lors du sommet du G20 à Toronto.

Canada/Québec

Canada/Québec : Poids lourd/poids plume. Jean NémarLa place du Québec dans le Canada se résume à un combat de poids lourd/poids plume. Le remaniement de la carte électorale prévu par le gouvernement Stephen Harper (non pas le gouvernement du Canada)1 marginalisera encore plus le poids du Québec dans le Canada. La réforme en question donnerait 18 nouveaux sièges à l’Ontario, 5 à l’Alberta et 7 à la Colombie-Britannique, ce qui ferait passer la représentation du Québec de 25 à 22 % sur la scène fédérale. Bonjour la marginalisation! Ce qui me dérange le plus dans cette triste histoire, c’est que le Québec se trouve généralement à faire cavalier seul, ce qui revient à dire que nous serons 22 % contre 78 %. De plus, le fait français recule au Canada et passera bientôt sous la barre des 20 %. Si la voix est l’outil de la langue, la nôtre est en voie d’extinction. Plus que jamais, il devient nécessaire et urgent de faire l’indépendance du Québec.

Unissons-nous,
De la division,

Jean Némar!


1. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2011/03/03/004-gouvernement-harper-communications.shtml

Un pied de nez à l’Empire britannique!

La reine Victoria portant un masque de V pour Vendetta, une bannière du Zeitgeist et un drapeau des patriotes de 1837-1838.Un pied de nez à l’impérialisme britannique et à notre statut de colonisé. Voilà une image pour le moins ironique. La reine Victoria portant un masque de V pour Vendetta, une bannière du Zeitgeist et un drapeau des patriotes de 1837-1838. Bien que le masque et la bannière soient des symboles forts, je vais me concentrer ici sur le drapeau de nos chers patriotes.

Rappelons d’abord quelques faits. En 1837, le conflit politique entre la population civile et l’occupant militaire colonial, qui durait depuis le début du XIXe siècle, aboutit à une rébellion armée dans les deux Canadas. Cependant, la rébellion sévissant dans le Bas-Canada fut d’une bien plus grande ampleur que celle qui eut lieu dans le Haut-Canada. Au printemps 1837, les chefs réformistes, dont le chef du Parti Partiotes, Louis-Joseph Papineau (oui, oui, celui dont nous n’avons pas la tête de), mirent sur pied une force rebelle. La situation fut telle, que l’armée britannique transféra la quasi-totalité de ses troupes du Haut-Canada vers le Bas-Canada. La rébellion mena à trois batailles connues sous le nom des villes où elles se déroulèrent soit Saint-Denis, Saint-Charles et Saint-Eustache. Puis, la loi martiale fut déclarée et de nombreuses arrestations, déportations (en Australie) et pendaisons en furent la conséquence. L’armée britannique sortie vainqueur de ce conflit.

Cela dit, la reine Victoria fut Reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837 à 1901. C’est donc sous son règne que l’histoire vit entre autres choses :

La Rébellion de 1837-1838.
La pendaison des patriotes de 1839.
L’acte d’union de 1840.
L’A.A.N.B et la confédération (sic) de 1867.
La pendaison de Louis Riel en 1885.

De mon statut de colonisé,
Jean Némar

 

Note : Cette photo fut prise le 15 octobre, lors de la première journée du mouvement Occupons Montréal.