Poste ministériel vacant!

Line Beauchamp démissionne. Poste vacant, à qui le tour? Conflit étudiant. - Jean Némar

La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, vient de remettre sa démission. Bien que le gouvernement Charest n’ait jamais bougé d’un iota refusant bec et ongles de discuter de la hausse des frais de scolarité – raison pour laquelle les étudiants sont en grève –, elle a jeté le blâme sur les étudiants qui seraient toujours restés campés sur leurs positions.

Hein? Quoi?

Quand on fait un dialogue de sourds, il faut s’attendre à une réponse de sourd. Malgré tout, l’ex-ministre maintient avoir tout fait pour régler ce conflit (sauf peut-être avoir accepté d’ouvrir le dialogue). N’oublions pas l’« entente de principe » selon laquelle « la hausse prévue des droits de scolarité est une hausse qui sera appliquée intégralement » et où il incombait aux étudiants de faire le travail du ministère, ainsi « les étudiants seront invités à aller y faire la démonstration de certaines de leurs affirmations comme quoi il y a des lieux, des endroits dans la gestion des universités où on peut faire des gains d’efficacité ».

Quoi qu’il en soit, maintenant que Mme Line Beauchamp a démissionné, Mme Michelle Courchesne prend son siège. S’agit-il d’un suicide politique pour Mme Courchesne? Seul l’avenir nous le dira.

De l’idéologie néolibérale,
Jean Némar

La grêve est étudiante, la lutte est populaire!

Line Beauchamp la Pépine et le PLQ creusent le fossé social - Jean Némar

Le petit libéral du Québec (PLQ) a décidé d’imposer une hausse des droits de scolarité de près de 75 % sur cinq ans. Les petits libéraleux tentent tant bien que mal (ou plutôt, mal) de limiter le débat à une question de chiffre : les universités sont sous-financées, les étudiants doivent donc payer leur juste part. Mais, si le système est vraiment sous-financé à qui devrait incomber la tâche de décider de ce qu’est une juste part? Des bandits déguisés en comptables ou le peuple québécois? On nous rabat sans cesse les oreilles avec la moyenne canadienne, mais la vérité est que les Québécois sont beaucoup plus favorables aux mesures sociales que les gens du ROC, étant un indépendantiste convaincu, ce genre d’argument me laisse toujours coi. Notre charte des droits et libertés1 bien à nous stipule d’ailleurs, à l’article 40, le droit à l’instruction publique gratuite.

Voyons donc ce que nous disent les fameux (infâmes?) carrés verts.

Sous-financement ou malfinancement?

La hausse des frais de scolarité imposée par le petit libéral du Québec (PLQ) a comme principal argument le pseudo sous-financement criant des universités québécoises, mais quand est-il vraiment?

Placer la charrue devant les bœufs est l’apanage du PLQ, ainsi on veut augmenter le financement, sans s’assurer au préalable que le financement actuel est utilisé de façon, disons, éthique. C’était vrai dans « le plus vaste chantier d’infrastructures de notre histoire »2, alors que le premier sinistre refusait bec et ongle une enquête publique sur la corruption et la collusion dans le secteur de la construction et ça l’est encore dans le présent dossier.

Ainsi, la sinistre de l’Aiducawssion, imposait une pénalité financière de 2 millions de dollars à l’Université Concordia pour l’année 2012-2013 pour avoir manqué de rigueur dans la gestion des fonds publics.3 Impossible de jouer la carte de l’ignorance, c’est elle-même qui a imposé la pénalité et ceci n’est que la pointe de l’iceberg que représente le mal financement des universités.

De plus en plus, les universités se travestissent en centre de recherches à visée appliquée ou commercialisable. Donc, l’industrie du savoir devient une machine à brevets bon marché pour l’entreprise privée. Ainsi selon les indicateurs de l’éducation, 2009 du MELS, le montant des subventions et des contrats de recherches alloués aux universités est passé de 721 M$ en 1995-1996 à 1,276 G$ en 2005-2006 (en dollars constants de 2006). Cet argent est distribué de façon plutôt arbitraire au profit des domaines qui rapportent; ce qui donnait 75,8 % des subventions et contrats de recherche aux seuls domaines des sciences de la santé, des sciences pures et des sciences appliquées, laissant un maigre 7,8 % aux sciences sociales et humaines.

Chez les libéraux, c’est les copains d’abord!

La valeur des diplômes serait menacée.

Un des problèmes du petit libéral est qu’il ne sait lire que les signes de piastres. Ainsi, il attribue la valeur de l’éducation au prix qu’elle nous coûte. Pourtant, nous pouvons lire sur le site du PLQ :

« Les enquêtes internationales placent régulièrement le Québec en tête du peloton lorsque nos jeunes sont évalués sur la maîtrise de la langue [laquelle?], des mathématiques et des sciences. […] »4

Mais la valeur d’un diplôme ne se mesure-t-elle pas à la qualité et la quantité du savoir transmis? Malheureusement, selon une étude5 de l’institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS), « la hausse des frais de scolarité et la reconversion commerciale des universités réduisent l’éducation pour en faire une marchandise à visée essentiellement pragmatique, de plus en plus coûteuse, mais de moins en moins riche en contenu. »

La hausse des droits permettrait d’engager les meilleurs enseignants et d’acheter de nouveaux équipements.

Pourtant selon une étude6 de l’IRIS les récentes embauches auraient surtout été à l’endroit de gestionnaires, « puisque la reconversion commerciale de l’université exige de plus en plus de contrôles de gestionnaires et de coûteux mécanismes de surveillance. »

Nous pouvons lire sur le site du PLQ : « De plus, afin de prendre le virage incontournable des nouvelles technologies auxquelles nos jeunes sont habitués, les classes seront dotées de tableaux interactifs, de projecteurs multimédias et d’ordinateurs portables ».

Or, selon Thierry Karsenti, directeur de la chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication en éducation, aucune étude indépendante n’existe pour justifier l’achat massif et rapide de tableaux blancs interactifs (TBI). « Les seules études sur les TBI ont été subventionnées par les fabricants », précise-t-il.7 De plus, on apprenait dans La Praisse qu’« Un an plus tard, on constate que la grande majorité des TBI sont commandés d’une façon inhabituelle à un fournisseur quasi unique : Smart Technologies, dont le lobbyiste est un ancien membre du cabinet de M. Charest. » Ce produit serait pourtant plus cher et moins souple que celui de plusieurs concurrents.8

Si les investissements en équipements pour les universités sont gérés de la même façon, nous pouvons comprendre que les étudiants financeront les amis du parti.

Aucune baisse de fréquentation.

Étrangement, chez le PLQ, où l’on considère l’éducation comme une marchandise, on nous dit qu’une hausse des tarifs de scolarités n’influencerait en rien la fréquentation des universités. C’est bien mal comprendre la loi du marché (chez des gens qui ne respectent pourtant que ça), mais pis encore, on utilise exactement la même logique, chez Hydro Québec, pour justement inciter le consommateur à diminuer sa consommation en électricité. Il y a un manque flagrant de cohérence ici.

De plus, on prétend que la hausse serait compensée par un régime d’aide financière. En fait, 83 % des étudiants n’aurait pas droit à l’aide financière et devrait donc payer les frais de scolarité bonifiés sans compensation.9 Bien qu’on nous rabâche sans cesse les oreilles avec le taux inquiétant d’entêtement des Québécois, on nous propose du revers d’investir dans le « capital humain » en s’endettant. Ce double discours n’est pas seulement paradoxal, mais il s’assit sur un principe qui ne se vérifie pas toujours, soit celui selon lequel un diplôme universitaire donne un plus grand salaire, et donc des moyens de rembourser une dette d’études. En moyenne, ça se vérifie, mais la moyenne est un outil dangereux, puisque très sensible aux extrêmes; ainsi, les avocats, médecins, les chefs d’entreprise gonflent artificiellement le salaire moyen des universitaires. Mais les géographes, les enseignants, les philosophes, les historiens, etc., y penseront probablement deux fois avant de s’endetter grandement pour faire un salaire normal et hypothéquer de nombreuses années de leur vie.

Même s’il est plutôt hasardeux de prétendre pouvoir chiffrer avec exactitude la baisse de fréquentation des universités, des économistes de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), Jules Bélanger et Oscar Calderón, estiment un minimum de 6000 étudiants à temps plein de moins par année à compter de 2016-2017.10 Toujours selon c’est deux économistes, bien que le gouvernement prétende aller chercher 265 M$ par années, il s’agirait plutôt de 101 M$ après déductions d’impôts et aide financière (qui serait aussi majorée).

La gratuité scolaire, une utopie?

Bien que le débat soit surtout orienté vers la hausse ou non, la coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (La CLASSE), entre autres, revendique, elle, la gratuité scolaire. Mais la gratuité scolaire, est-ce possible?

J’ai évoqué dans le point précédent les dangers de la moyenne, mais la moyenne peut quand même être très utile lorsque l’on observe l’ensemble (et non les individus). Or, les diplômés universitaires gagnent plus d’argent – en moyenne – et ont un taux de chômage moins élevé, ce qui fait que le détenteur d’un BAC rapporterait, toujours en moyenne, près de 1 M$ supplémentaire à l’État dans une vie par rapport à un diplômé du secondaire.

Les chercheurs de l’IREC cité précédemment chiffraient donc la gratuité scolaire totale, en utilisant la même méthode (de vue plus globale sur la société), à 176 M$ pour l’année 2008-2009, soit 1,2 % du budget en éducation.11

Grève ou boycottage?

Chez les libéraux, les sophismes et la démagogie sont roi, ainsi le premier minus John James Charest et la sinistre de l’éducation Line Beauchamp niaient même qu’il s’agit d’une grève, nous faisant la pédagogie (démagogie) en nous apprenant qu’il faut plutôt parler d’un boycottage. Or, sur le site de l’OQLF, un organisme du gouvernement du Québec, nous pouvons lire la définition suivante.

« grève politique n. f.
Définition :
Grève dont l’objet est d’amener le gouvernement à modifier sa politique ou son attitude sur un point donné. »12

L’objectif était simple et il a même fonctionné chez quelques personnes de mon entourage (généralement pro-PLQ), il visait simplement à discréditer une fois de plus le mouvement de grève.

Dénoncer la violence.

Le dicton dit, traditionnellement, « sois belle et tais-toi », nous pourrions cependant l’adapter à la situation actuelle, le résultat serait ainsi : « sois pauvre et tais-toi! » En effet, à la suite des injonctions de la cour et aux demandes (exigences) de Line Beauchamp faites aux professeurs visant à les obliger à donner leurs cours.

Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, réclamait que tous les meneurs (leaders) de la société, ainsi que les meneurs du mouvement de grève, devaient dénoncer les actes de violence. Je ne suis pas un meneur, mais pour ma part, je souhaite dénoncer la violence du parti au pouvoir dans tout ce dossier. Parti qui a refusé de dénoncer la violence policière commise le 1er mars à Québec13, le 7 mars à Montréal14 ou encore celle du 19 avril à Montréal, Québec et Gatineau15 pour ne citer que ces quelques exemples (parmi tant d’autres).

D’ailleurs, quand John James Charest va en chine pour discuter affaire (afin de leur céder notre sous-sol), exige-t-il du gouvernement Chinois qu’il condamne la violence faite envers les Tibétains, les ouïgours, les Mongoles, les Chinois eux-mêmes et j’en passe, avant de s’assoir avec eux…. la réponse est simplement non. Le gouvernement sait très bien ce qu’il fait en exigeant l’impossible, puisque le porte-parole ne peut pas dénoncer ces actes en tant que porte-parole, il vise simplement à exclure la véritable opposition, qui représente 47 % des étudiants en grève, de la table de discussion.

En conclusion.

Bien que le mouvement d’appuis à la hausse se dise « socialement responsable », il prône pourtant la responsabilité individuelle au détriment de la responsabilité (solidarité) sociale. Personnellement, je n’ai jamais compris la droite qui veut vivre en société tout en défendant l’individualisme à tout craindre. De plus, la hausse des frais de scolarité est non seulement évitable, mais elle est fort probablement nocive à notre société. Le gouvernement tente de nous faire avaler la pilule sous prétexte qu’il s’agit d’une nécessité, mais il est question ici, à mon avis, d’un simple débat autour d’une idéologie, celle du PLQ.

Il est clair pour moi que la sinistre de l’Aiducawssion, Line la pépine, et son équipe de mercenaires libéraleux, maintenant connue sous le nom des petits, creusent le fossé social à grands coups de pelle mécanique. Notre État social démocrate, si cher à nos yeux, tombe tranquillement vers un monde où l’individualisme et l’iniquité sont roi.

J’ai entendu plusieurs slogans dans les diverses manifestations auxquelles j’ai pris part, mais il y en a un en particulier qui me paraît excellant vu la conjoncture : « La grève est étudiante, la lutte est populaire! », il s’agit bel et bien ici d’un débat de société et non pas d’un prétexte pour prendre de belles grandes marches quotidiennes.

La question que doit se poser la société québécoise est : quel est le rôle que nous voulons donner à l’éducation, la transmission du patrimoine culturel, intellectuel et scientifique et la formation du jugement critique ou bien une manufacture à employés, à brevets et à prêt-à-penser?

De ces petits libéraleux,
Vraiment,
Jean Némar


1. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/…?type=2&file=/C_12/C12.HTM
2. http://www.plq.org/fre/grands-projets/le-plus-vaste-chantier-…-17.html
3. http://www.radio-canada.ca/regions/…-penalite-financiere-concordia.shtml
4. http://www.plq.org/fre/grands-projets/l-education-une-force-economique-16.html
5. http://www.iris-recherche.qc.ca/…les_frais_de_scolarite
6. ibid.
7. http://www.cyberpresse.ca/actualites/…-tableau-blanc.php
8. ibid.
9. http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/…Education.pdf
10. Gabriel Ste-Marie, Un sacrifice financier démesuré et peu rentable, l’aut’journal no 308, avril 2012
11. ibid.
12. http://www.granddictionnaire.com/BTML/FRA/r_Motclef/index800_1.asp
13. http://www.journaldemontreal.com/2012/03/01/les-etudiants-debarquent
14. http://www.cyberpresse.ca/…-en-colere.php
15. http://www.radio-canada.ca/…etudiants-conflit-jeudi.shtml

VA T’FAIRE… JUBILER!

Reine Élisabeth II - Va t'faire jubiler - Jean NémarNous fêtions hier, le jubilé de diamant (60 ans) du règne de notre très chère reine1, Élisabeth II souveraine de 16 États indépendants2 et chef du Commonwealth3.

Voilà donc mon cadeau de jubilé à Sa Majesté la reine Lizy II.

Du fond du cœur,

Mat-geste-tueuse-ment vôtre,

Jean Némar


1. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_II_du_Royaume-Uni
2. Royaume-Uni, Canada, Autralie, Nouvelle-Zélande, Jamaïque, Barbade, Bahamas, Grenade, Papouasi-Nouvelle-Guinée, Îles Salomon, Tuvalu, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda, Belize, Saint-Christophe-et-Niévès.
3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Commonwealth_of_Nations

Nike : Just do it!

Nike : just do it - Jean Némar
« Nike : Allez, fais-le! »

Voici le premier article d’une toute nouvelle série intitulée « une image vaut mille maux ». Dans cette série, j’utiliserai les outils de commercialisation (slogan, logo, marque de commerce, etc.) de certaines marques et certains produits afin de détruire leur image ou plutôt de révéler à tous leur vrai visage. Je n’ai aucune prétention en faisant cet exercice. Je ne crois pas détenir une vérité absolue, je ne fais que donner mon opinion. Je ne prétends pas vous éduquer ou vous apprendre quoi que ce soit, bien que ce soit possible, je ne fais que donner un contrepoids à leur propagande, pour autant que je puisse le faire.

Je m’excuse en avance, mais plusieurs des images, jeux de mots et autres de cette série, ne seront pas en français. Ça fait partie des désavantages d’utiliser les armes de l’adversaire… Je mettrai cependant la meilleure traduction que je trouverai, en dessous de l’image.

Je ne suis pas mesquin, je ne suis pas haineux. Je suis simplement indigné. Vous devriez essayer, vous aussi, on se sent mieux après!

Note : Il sera possible d’avoir accès à la série, au fur et à mesure que je l’étofferai, en cliquant sur le mot clef « une image vaut mille maux » en bas de chaque article.

François Revello et la CAQ Séquelle

François Rebello - Revello - CAQ Séquelle - Jean Némar

Nous apprenions, la semaine passée, qu’un autre député du PQ venait de quitter le navire. En effet, François Rebello venait d’annoncer sa démission du PQ afin de se joindre à la CAQ. Les raisons par lesquelles il expliquait ce changement de cap en ont laissé plusieurs perplexes.

On pouvait lire, dans la lettre qu’il a fait parvenir aux médias1, les raisons de son changement de parti; en voici donc quelques extraits suivis de mes commentaires.

« Force est de constater que la stratégie souverainiste n’a pas fonctionné. La majorité des Québécois n’est pas prête, maintenant, à voter pour la souveraineté. »

Personnellement, je crois que si la majorité des Québécois n’est pas prête à voter pour la souveraineté, ce serait dû entre autres au fait que nous avons, depuis 2003, un gouvernement non souverainiste au pouvoir et peut-être aussi à cause des problèmes internes auxquels doit faire face le principal parti indépendantiste. La solution de M. Rebello à ces problèmes? Une défection de plus et un député de plus dans les rangs du nouveau parti fédéraliste. Nous pouvons nous compter chanceux qu’il ne soit pas pompier, car il serait probablement de ceux qui proposeraient d’éteindre le feu en l’arrosant avec de l’essence!

« Je suis donc encore souverainiste tout en étant conscient du fait que l’enjeu actuel n’est pas celui de la tenue d’un référendum »

Je suis tout à fait d’accord que l’enjeu actuel n’est pas la tenue d’un référendum, mais bien la construction d’un rapport de force, ce que justement nous propose le plan de gouvernance souverainiste. Plusieurs seront en désaccord avec moi sur ce point, mais personnellement je crois que nous aurions beau avoir un référendum à 75 % pour, sans rapport de force, l’indépendance ne serait pas plus acquise.

« L’objectif du gouvernement doit être d’offrir les meilleurs services à meilleurs coûts. Cette approche efficace n’est ni de droite, ni de gauche, elle est simplement celle du parti pris envers les citoyens. »

D’accord, ce n’est peut-être ni de droite ni de gauche, mais le fait est que toutes les mesures concrètes qu’a évoquées François Legault me paraissent de droite, de plus la CAQ a fusionné avec l’ADQ, le parti le plus à droite sur l’échiquier politique québécois. On a beau vouloir fuir les étiquettes, il reste que dans les faits, la CAQ est de droite.

« Trop souvent, certains ont opposé affaires et culture. Avec François Legault, ce n’est pas le cas. Au contraire, son sens des affaires pourra servir nos artistes. »

Je ne comprendrai jamais ceux qui mélangent ces deux notions qui me semblent être à l’opposé l’une de l’autre. Et, à vrai dire, j’ai toujours détesté l’expression industrie culturelle qui est à mon avis une aberration et un non-sens. Sauf, peut-être si l’on évacue l’art de la culture et que l’on parle de Star Académie et autres produits de sous-culture américanisante.

« Je ne veux pas me contenter d’attendre le grand soir. Je choisis le meilleur premier ministre pour bâtir notre avenir, pour entreprendre un Québec vert. »

Selon M. Rebello, le meilleur premier ministre pour bâtir un Québec vert serait donc un entrepreneur-affairiste en complet gris? Laissez-moi douter de la pertinence de cette affirmation. À vrai dire, les objectifs de réduction de GES de la CAQ sont inférieurs à ceux du PQ. De plus, parmi les 20 principales propositions que nous a présentées la CAQ en novembre dernier, aucune ne portait sur l’environnement.

De toute façon, je crois que si M. Rebello a quitté le PQ pour se joindre à un parti fédéraliste de droite, c’est par pur électoralisme et opportunisme.

Finalement, M. Rebello avait affirmé, peu avant Noël, qu’il resterait au PQ, qu’il était un homme de conviction; il faut peut-être croire que ces convictions ont fondu comme un Revello® au soleil.

De ces opportunistes politique,

Jean Némar


1. http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/…

Démocratie ou dictature?

Mouammar Kadhafi, Bachar el-Assad, Lucas Papademos, Mario Monti, Italie Grèce... Démocratie ou dictature - Jean NémarL’an 2011 a été une année riche en histoire géopolitique. Après l’assassinat de Mouammar Kadhafi et l’attaque contre la Syrie, c’était au tour du monde occidental d’être secoué par les dictatures. En effet, les deux coups d’État qu’a subi l’Union Européenne et les deux dictateurs qui ont été mis au pouvoir, laisse les observateurs critiques, à tout le moins, perplexes. Dans sa quête interminable pour imposer la démocratie, l’OTAN nous apprenait récemment que l’année 2012 serait tout aussi mouvementée. Selon toutes vraisemblances, si l’on se fie à sa quête pro-démocratie, l’OTAN devrait attaquer la Grèce et l’Italie cette année afin d’instaurer une nouvelle démocratie dans ces pays et les libérer de l’emprise de l’organisation terroriste la plus menaçante au monde Al-Goldman Sachs.

Aussi attendu en 2012, l’attaque de l’OTAN contre Israël, les États-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Angleterre et j’en passe.

Bonne année 2012 et vive la démocratie!

Ma lettre au Père Noël.

Ma lettre au Père Noël. Jean NémarCher Père Noël,

Cette année pour Noël, je ne veux rien qui est fait de plastique, je ne veux rien qui se jette, je ne veux rien de palpable.

Cette année, pour Noël, j’aimerais que tu ne donnes pas aux enfants riches de ce monde, des objets que les enfants pauvres ne pourront connaître que sous forme de rebuts.

Cette année, très cher Père Noël, j’aimerais que tu donnes à ceux que tu as négligés depuis toujours. Que ce soit tes petits lutins d’Asie, tes petits soldats d’Afrique ou tes petits oubliés sud-américains ou les autres!

Je sais que ton traineau ne glisse pas aussi bien sur le sable que sur la neige. Je sais aussi que tes reines trouveront probablement insupportables les chaleurs du continent africain.

J’aimerais tout de même que tu fasses l’effort, Père Noël, de t’y rendre. Que tu offres à ces jeunes enfants, ce que tous ces enfants de riches tiennent pour acquis!

J’aimerais, cher Père Noël, que tu leur offres des choses simples. J’aimerais que tu leur offres à manger et à boire (ne serait-ce que l’eau de nos robinets). J’aimerais que tu leur offres un toit, un peu de chaleur qui serait réconfortante, pour une fois, car la seule chaleur qu’ils connaissent est, souvent, suffocante.

Finalement, j’aimerais que tu leur offres, ne serait-ce que pour une soirée, le plus grand de tous les présents et j’ai nommé : l’espoir.

De cet oubli phénoménal,

Jean Némar

Lucien Bouchard, pirate québécois.

Lucien Bouchard, pirate québécois. Francoise David - Francois Legault - Jean Némar

Le Globe and Mail nous apprenait, dans un article paru le 16 décembre 20111, que Lucien Bouchard était à l’origine de la création de CAQ. On pouvait lire dans cet article : « Au début 2010, dans un club privé du Vieux-Montréal, Lucien Bouchard a rencontré sa recrue vedette, François Legault, pour parler de politique et de la nécessité d’un nouveau parti politique au Québec.2 ».

Lucien Bouchard serait donc responsable de la création de trois partis politiques qui font concurrence au Parti Québécois. En effet, en 1996, Luchien Mouchard a pris la tête du PQ; il s’est alors empressé de jeter le plan énergétique du Québec, élaboré sous Parizeau, afin de faire entrer la filière du gaz à Hydro Québec 3, ce qui a conduit à la création du Parti Vert.

Ensuite, en réponse à la Marche du pain et des roses4, l’abominable Lulu a offert une augmentation de 10 cents de l’heure du salaire minimum5 afin combattre la pauvreté; la réaction de Mme David a mené à la création de QS.

Et maintenant, selon l’article cité précédemment, il serait derrière la création de la CAQ. De plus, il ne faut pas oublier sa nomination au poste de président du conseil d’administration de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ)6 et sa position contestée en ce qui concerne l’exploitation des gaz de schistes.

Ça commence à faire beaucoup. Malgré tout ça, plusieurs Québécois — pire, plusieurs indépendantistes — semblent avoir une opinion favorable envers cet obscur personnage.

De ce dangereux pirate,

Jean Némar


1. http://www.theglobeandmail.com/news/politics/sovereignty-losing-ground-in../page1/
2. In early 2010, at an exclusive private club in Old Montreal, Lucien Bouchard met with his former prize recruit, François Legault, to talk politics and the need for a new party in Quebec.
3. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-W-Rg2hSdpI
4. http://archives.radio-canada.ca/politique/droits_libertes/clips/16501/
5. http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/historique-du-salaire-minimum…
6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Bouchard#…

Le français encore remis en question.

Christine St-Pierre, ministre de l'acculture. - Jean Némar

Dû au récent « scandale (en fait, il aurait dû en être un, mais…) » au sujet de certains cadres de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), de celui à propos des cadres de la Banque Nationale du Canada (BNC), de l’impossibilité de travailler en français dans les bureaux de Bombardier et de nombres d’autres affaires du même ordre; il y avait avant hier soir un débat sur la place du français au Québec au Téléjournal National de Radio Canada1.

Lors de ce débat, Tasha Kheiriddin nous rappelait, avec tout son pragmatisme, à quel point il coutait cher au Québécois de vouloir préserver le français et elle remettait en cause la pertinence de vouloir le préserver à tout prix au Québec. Elle affirmait que dans ce prix il y avait le fait que nous allions nous priver de compétences et que le pauvre David Smith, qui ne peut pas s’adapter au français (pourquoi?), en était un exemple. Si ce qu’elle dit est vrai, que dans une société à majorité francophone on ne peut trouver personne qui parle français d’assez compétent pour diriger des institutions telles que la CDPQ, nous avons un sérieux problème, mais que voulez-vous (comme disait Jean Crétin), au Québec, notre statut de colonisé nous mène souvent à croire que la compétence est toujours forcément chez l’autre, le conquérant (d’autre fois?). J’aurais bien aimé que Jean-François Lisée, seul intervenant pour l’application la loi 101 sur un panel de quatre, lui retourne la médaille en remettant en question la place de l’anglais au Québec et les coûts qui lui sont imputables. Combien coûte-t-il au Québécois de maintenir un système de santé anglais, de construire deux CHUM plutôt qu’un, de maintenir un système d’éducation anglais? C’est un fait, maintenir le système anglais au Québec a un prix et ce prix n’est pas que d’ordre économique, mais aussi d’ordre culturel. En effet, le simple fait de donner le beau jeu à l’anglais au Québec fait en sorte que cette langue a une force d’attraction beaucoup plus grande que le français, l’assimilation le démontre bien. Cela dit, M. Lisée a tout de même démontré que le coût en compétences était aussi vrai de l’autre côté de la médaille en faisant valoir que certains cadres supérieurs francophones bilingues de la CDPQ et de la BNC avaient quitté leur poste puisqu’ils ne voulaient plus travailler dans un environnement anglophone. Bon point!

Toujours la même Tasha Kheiriddin, excusait les décisions du gouvernement Harper dans l’octroi de postes à des unilingues anglais (vérificateur général, directeur des communications) en disant qu’au Canada anglais, il n’y avait pas de telles mesures puisque l’anglais n’y a jamais été menacé et que ce n’était que la compétence qui comptait et non pas la langue parlée, au moment de l’embauche. Cela n’est pas tout à fait faux, mais c’est juste un petit peu hors sujet. Si nous voulions vraiment comparer ces réalités, il faudrait demander si une personne ne parlant pas anglais serait engagée à ces fonctions au Canada anglais et je vous garantis que la réponse à cette question serait, sans équivoques, non.

Il a aussi été évoqué, lors de ce débat, que l’anglais ne gagnait pas de terrain à Montréal et que c’était plutôt les allophones qui en gagnaient, cela est simplement ridicule, l’allophone n’est pas une langue et les allophones doivent donc s’assimiler à une des deux langues d’usage. Devinez donc à qui cela profite. On disait qu’une personne sur dix, seulement, était unilingue anglophone à Montréal, mais cela ne signifie pas qu’une personne sur dix qui ne peut pas parler français, car, le bilinguisme ne se limite pas au fait de parler anglais et français, mais de parler deux langues quelles qu’elles soient, chez les allophones, le français ne fait pas nécessairement partis des langues parlées. De plus, la loi 115 — passée sous le baillons — par John James (dit Jean) Charest et Christine St-Pierre, va encore une fois, amplifier cette réalité.

Personne dans ce panel n’a remis en question l’impératif de la connaissance de l’anglais pour faire des affaires à l’international; d’accord, l’anglais est la troisième langue la plus parlée au monde et donc très utile, de plus il semble y avoir consensus, l’anglais est la langue des affaires, mais en quoi est-ce nécessaire? Jusqu’à tout récemment, nous faisions appel à un interprète lorsque les interlocuteurs parlaient des langues différentes. Comprenons-nous bien, je ne dis pas qu’on ne doit sous aucun prétexte apprendre l’anglais, bien au contraire; apprendre des langues — par volonté et intérêt personnel sur une base individuelle — est une bonne chose à mon avis. Mais je ne comprends pas en quoi ce doit être un impératif, ce devrait, selon moi, être tout au plus un atout.

De la remise en question de la pertinence de notre culture,

Vraiment,

Jean Némar


1. http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBFT/Telejournal201112082200.asx