Ma lettre au Père Noël.

Ma lettre au Père Noël. Jean NémarCher Père Noël,

Cette année pour Noël, je ne veux rien qui est fait de plastique, je ne veux rien qui se jette, je ne veux rien de palpable.

Cette année, pour Noël, j’aimerais que tu ne donnes pas aux enfants riches de ce monde, des objets que les enfants pauvres ne pourront connaître que sous forme de rebuts.

Cette année, très cher Père Noël, j’aimerais que tu donnes à ceux que tu as négligés depuis toujours. Que ce soit tes petits lutins d’Asie, tes petits soldats d’Afrique ou tes petits oubliés sud-américains ou les autres!

Je sais que ton traineau ne glisse pas aussi bien sur le sable que sur la neige. Je sais aussi que tes reines trouveront probablement insupportables les chaleurs du continent africain.

J’aimerais tout de même que tu fasses l’effort, Père Noël, de t’y rendre. Que tu offres à ces jeunes enfants, ce que tous ces enfants de riches tiennent pour acquis!

J’aimerais, cher Père Noël, que tu leur offres des choses simples. J’aimerais que tu leur offres à manger et à boire (ne serait-ce que l’eau de nos robinets). J’aimerais que tu leur offres un toit, un peu de chaleur qui serait réconfortante, pour une fois, car la seule chaleur qu’ils connaissent est, souvent, suffocante.

Finalement, j’aimerais que tu leur offres, ne serait-ce que pour une soirée, le plus grand de tous les présents et j’ai nommé : l’espoir.

De cet oubli phénoménal,

Jean Némar

2 réflexions au sujet de « Ma lettre au Père Noël. »

  1. #
    Ce n’est pas tellement d’espoir que les gens ont besoin, mais de fierté, de confiance en eux et en la vie, les espoirs déchus ne mènent nulle part, la fierté et la confiance en soi, mènent à l’action, à la prise de parole et à la revendicat…ion du droit de vivre. L’espoir, c’est ce que l’on nous vend à la loterie, à Dysney et à Vegas les deux destinations privilégiées par le peuple dont l’espoir s’est concrétisée par un gain à la loterie… L’identité perdue au nom de l’espoir achetée pour un billet, la culture sublimée par celle du voisin, plus riche et plus fécond, fait en sorte que l’on veut aller à Vegas ou à Dysney world… La connerie de Noël pour immoler notre impuissance à abolir la pauvreté, la souffrance et la faim, par la guignolée des médias alors que ces médias nous pissent à la raie tout le reste de l’année avec leurre désinformation. Je ne vous souhaite pas de joyeux noël mais une bonne année 2012 remplie de conscience, de liberté et de prise de pouvoir par le peuple.

    • Je ne suis pas d’accord avec toi, sans espoir, rien ne change. Pire encore! Sans espoir, le changement n’est souvent même pas envisagé ni même envisageable. Ensuite, dans ma lettre au Père Noël, je parle des miséreux de ce monde; je ne parle pas d’espoir de gagner à la loterie ni même de s’enrichir, je parle de l’espoir de sortir de la misère immonde dont sont victimes tant de gens, et ce, dans l’indifférence généralisée presque systématique de l’occident. Ensuite, sans espoir, je ne vois pas comment ces — miséreux — peuvent avoir confiance en eux et encore moins en la vie. La fierté, quand tu n’as pas mangé depuis un mois et que tu n’as bu que quelques gorgées d’eau sale, je pense que c’est une notion abstraite.

      Tu sembles ne pas avoir compris de qui je parlais dans cette lettre.

      Merci d’y avoir apporté ton point de vue.

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