Le PLQ et la commission d’enquête

Chemin très sinueux - Le PLQ et la commission d'enquête.

Après nous avoir répété ad nauseam qu’il n’y aurait pas de commission d’enquête sur l’industrie de la corruption (sic?)1,2, voilà que notre premier sinistre ferait volte-face et déclencherait une commission d’enquête3, mais celle-ci serait selon toute vraisemblance à huis clos. Ne soyons pas dupe, une commission d’enquête à huis clos ne servirait qu’à protéger les proches (lire les poches?) du Parti Libéral, d’où la commission d’enquête à deux volets proposer par Jacques Duchesneau.

Les commentaires de Normand Lester sont particulièrement intéressants.

« Regardons un peu l’expérience de la Commission Grenier chargée de faire la lumière sur les agissements illégaux d’Option Canada durant le référendum de 1995. En fait, de lumière, il n’y a eu point, ni durant, ni après. On peut même affirmer que le Directeur général des élections d’alors, Marcel Blanchet, avait justement comme principal objectif de mettre le couvercle sur une crise de confiance quand il a décrété le huis clos.

« L’ex-juge Bernard Grenier l’a bien compris d’ailleurs en ordonnant, à la fin de son rapport, que toute la preuve, tous les témoignages, toutes les transcriptions, toute la correspondance, tous les mémoires, toutes les notes sténographes, et j’en passe, demeurent confidentiels. »4

1. http://www.youtube.com/watch?v=086m0G4p6pw
2. http://www.youtube.com/watch?v=6eqdAfFs1o8
3. http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/…
4. http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3219

Pour une enquête publique

Jacques Duchesneau : M. Charest, nous voulons un commission d'enquête publique.C’est en septembre 2009 que le PQ demande une commission d’enquête publique sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction. Au fil du temps, une grande partie de la population du Québec en est venue à penser de même, demandant aussi cette commission. Le PLQ de Jean Charest a toujours refusé d’envisager cette option, expliquant qu’il ferait une simple enquête policière afin d’« amener les criminels devant les tribunaux ». Coup de théâtre, voilà que deux ans plus tard, le rapport Duchesneau en vient à la même conclusion, « c’est système dans un système », « tout se passe comme si le ministère avait, pour ainsi dire, autorisé un transfert de compétences vers le secteur privé sans toutefois s’assurer de conserver suffisamment d’expertise pour gérer adéquatement son réseau », « il n’est pas vrai que c’est en jetant en prison des bandits et en préconisant une approche policière et judiciaire que nous réussirons à juguler l’hémorragie », « une commission d’enquête, c’est le seul moyen de rassurer le public, de redresser des problèmes devenus structurels, cette commission elle est urgente ».

M. Charest, vous n’avez qu’un seul patron, le peuple québécois et nous voulons une commission d’enquête publique.

Pour une enquête publique

Dehors Charest?

Dehors Charest? Ben non! Charest, en dedans!

« S’il y a des gens, par contre, qui se sont comportés pas correctement, ils auront à en rendre compte. L’important c’est qu’on se donne les moyens pour que ces gens-là soient identifiés puis qu’on puisse les amener devant les tribunaux s’ils ont commis des gestes répréhensibles. Qu’ils soient accusés puis condamnés puis, au besoin, qu’ils soient mis en prison. La même chose est vraie pour tous les milieux. »

John James Charest

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/09/16/001-charest-dutil-moreau.shtml