Ma lettre au Père Noël.

Ma lettre au Père Noël. Jean NémarCher Père Noël,

Cette année pour Noël, je ne veux rien qui est fait de plastique, je ne veux rien qui se jette, je ne veux rien de palpable.

Cette année, pour Noël, j’aimerais que tu ne donnes pas aux enfants riches de ce monde, des objets que les enfants pauvres ne pourront connaître que sous forme de rebuts.

Cette année, très cher Père Noël, j’aimerais que tu donnes à ceux que tu as négligés depuis toujours. Que ce soit tes petits lutins d’Asie, tes petits soldats d’Afrique ou tes petits oubliés sud-américains ou les autres!

Je sais que ton traineau ne glisse pas aussi bien sur le sable que sur la neige. Je sais aussi que tes reines trouveront probablement insupportables les chaleurs du continent africain.

J’aimerais tout de même que tu fasses l’effort, Père Noël, de t’y rendre. Que tu offres à ces jeunes enfants, ce que tous ces enfants de riches tiennent pour acquis!

J’aimerais, cher Père Noël, que tu leur offres des choses simples. J’aimerais que tu leur offres à manger et à boire (ne serait-ce que l’eau de nos robinets). J’aimerais que tu leur offres un toit, un peu de chaleur qui serait réconfortante, pour une fois, car la seule chaleur qu’ils connaissent est, souvent, suffocante.

Finalement, j’aimerais que tu leur offres, ne serait-ce que pour une soirée, le plus grand de tous les présents et j’ai nommé : l’espoir.

De cet oubli phénoménal,

Jean Némar

Lucien Bouchard, pirate québécois.

Lucien Bouchard, pirate québécois. Francoise David - Francois Legault - Jean Némar

Le Globe and Mail nous apprenait, dans un article paru le 16 décembre 20111, que Lucien Bouchard était à l’origine de la création de CAQ. On pouvait lire dans cet article : « Au début 2010, dans un club privé du Vieux-Montréal, Lucien Bouchard a rencontré sa recrue vedette, François Legault, pour parler de politique et de la nécessité d’un nouveau parti politique au Québec.2 ».

Lucien Bouchard serait donc responsable de la création de trois partis politiques qui font concurrence au Parti Québécois. En effet, en 1996, Luchien Mouchard a pris la tête du PQ; il s’est alors empressé de jeter le plan énergétique du Québec, élaboré sous Parizeau, afin de faire entrer la filière du gaz à Hydro Québec 3, ce qui a conduit à la création du Parti Vert.

Ensuite, en réponse à la Marche du pain et des roses4, l’abominable Lulu a offert une augmentation de 10 cents de l’heure du salaire minimum5 afin combattre la pauvreté; la réaction de Mme David a mené à la création de QS.

Et maintenant, selon l’article cité précédemment, il serait derrière la création de la CAQ. De plus, il ne faut pas oublier sa nomination au poste de président du conseil d’administration de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ)6 et sa position contestée en ce qui concerne l’exploitation des gaz de schistes.

Ça commence à faire beaucoup. Malgré tout ça, plusieurs Québécois — pire, plusieurs indépendantistes — semblent avoir une opinion favorable envers cet obscur personnage.

De ce dangereux pirate,

Jean Némar


1. http://www.theglobeandmail.com/news/politics/sovereignty-losing-ground-in../page1/
2. In early 2010, at an exclusive private club in Old Montreal, Lucien Bouchard met with his former prize recruit, François Legault, to talk politics and the need for a new party in Quebec.
3. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-W-Rg2hSdpI
4. http://archives.radio-canada.ca/politique/droits_libertes/clips/16501/
5. http://www.cnt.gouv.qc.ca/salaire-paie-et-travail/salaire/historique-du-salaire-minimum…
6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Bouchard#…

Le français encore remis en question.

Christine St-Pierre, ministre de l'acculture. - Jean Némar

Dû au récent « scandale (en fait, il aurait dû en être un, mais…) » au sujet de certains cadres de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), de celui à propos des cadres de la Banque Nationale du Canada (BNC), de l’impossibilité de travailler en français dans les bureaux de Bombardier et de nombres d’autres affaires du même ordre; il y avait avant hier soir un débat sur la place du français au Québec au Téléjournal National de Radio Canada1.

Lors de ce débat, Tasha Kheiriddin nous rappelait, avec tout son pragmatisme, à quel point il coutait cher au Québécois de vouloir préserver le français et elle remettait en cause la pertinence de vouloir le préserver à tout prix au Québec. Elle affirmait que dans ce prix il y avait le fait que nous allions nous priver de compétences et que le pauvre David Smith, qui ne peut pas s’adapter au français (pourquoi?), en était un exemple. Si ce qu’elle dit est vrai, que dans une société à majorité francophone on ne peut trouver personne qui parle français d’assez compétent pour diriger des institutions telles que la CDPQ, nous avons un sérieux problème, mais que voulez-vous (comme disait Jean Crétin), au Québec, notre statut de colonisé nous mène souvent à croire que la compétence est toujours forcément chez l’autre, le conquérant (d’autre fois?). J’aurais bien aimé que Jean-François Lisée, seul intervenant pour l’application la loi 101 sur un panel de quatre, lui retourne la médaille en remettant en question la place de l’anglais au Québec et les coûts qui lui sont imputables. Combien coûte-t-il au Québécois de maintenir un système de santé anglais, de construire deux CHUM plutôt qu’un, de maintenir un système d’éducation anglais? C’est un fait, maintenir le système anglais au Québec a un prix et ce prix n’est pas que d’ordre économique, mais aussi d’ordre culturel. En effet, le simple fait de donner le beau jeu à l’anglais au Québec fait en sorte que cette langue a une force d’attraction beaucoup plus grande que le français, l’assimilation le démontre bien. Cela dit, M. Lisée a tout de même démontré que le coût en compétences était aussi vrai de l’autre côté de la médaille en faisant valoir que certains cadres supérieurs francophones bilingues de la CDPQ et de la BNC avaient quitté leur poste puisqu’ils ne voulaient plus travailler dans un environnement anglophone. Bon point!

Toujours la même Tasha Kheiriddin, excusait les décisions du gouvernement Harper dans l’octroi de postes à des unilingues anglais (vérificateur général, directeur des communications) en disant qu’au Canada anglais, il n’y avait pas de telles mesures puisque l’anglais n’y a jamais été menacé et que ce n’était que la compétence qui comptait et non pas la langue parlée, au moment de l’embauche. Cela n’est pas tout à fait faux, mais c’est juste un petit peu hors sujet. Si nous voulions vraiment comparer ces réalités, il faudrait demander si une personne ne parlant pas anglais serait engagée à ces fonctions au Canada anglais et je vous garantis que la réponse à cette question serait, sans équivoques, non.

Il a aussi été évoqué, lors de ce débat, que l’anglais ne gagnait pas de terrain à Montréal et que c’était plutôt les allophones qui en gagnaient, cela est simplement ridicule, l’allophone n’est pas une langue et les allophones doivent donc s’assimiler à une des deux langues d’usage. Devinez donc à qui cela profite. On disait qu’une personne sur dix, seulement, était unilingue anglophone à Montréal, mais cela ne signifie pas qu’une personne sur dix qui ne peut pas parler français, car, le bilinguisme ne se limite pas au fait de parler anglais et français, mais de parler deux langues quelles qu’elles soient, chez les allophones, le français ne fait pas nécessairement partis des langues parlées. De plus, la loi 115 — passée sous le baillons — par John James (dit Jean) Charest et Christine St-Pierre, va encore une fois, amplifier cette réalité.

Personne dans ce panel n’a remis en question l’impératif de la connaissance de l’anglais pour faire des affaires à l’international; d’accord, l’anglais est la troisième langue la plus parlée au monde et donc très utile, de plus il semble y avoir consensus, l’anglais est la langue des affaires, mais en quoi est-ce nécessaire? Jusqu’à tout récemment, nous faisions appel à un interprète lorsque les interlocuteurs parlaient des langues différentes. Comprenons-nous bien, je ne dis pas qu’on ne doit sous aucun prétexte apprendre l’anglais, bien au contraire; apprendre des langues — par volonté et intérêt personnel sur une base individuelle — est une bonne chose à mon avis. Mais je ne comprends pas en quoi ce doit être un impératif, ce devrait, selon moi, être tout au plus un atout.

De la remise en question de la pertinence de notre culture,

Vraiment,

Jean Némar


1. http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBFT/Telejournal201112082200.asx

Noël approche…

Noël approche, vite consommons! Jean NémarNoël approche à grands pas, et avec lui, la frénésie consommatrice. Les centres commerciaux débordent, les entrepôts se vident, l’argent circule, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Je me demande parfois si tous ces présents sont nécessaires, si nous pouvons répondre par l’affirmative à cette question, ne faudrait-il pas se demander pourquoi. La présence de nos proches n’est-elle pas suffisante?

J’ai vu à la télévision, dernièrement, une publicité où un homme offre une voiture à ce que l’on comprend être sa conjointe, cette dernière est outrée du fait que son cadeau — de taille — ne lui a rien coûté; elle dit et je cite : « T’appelles ça un cadeau ». Ai-je vraiment besoin de vous dire que je bouillonne de l’intérieur chaque fois que je vois cette pub? Donc, non seulement il faut offrir un paquet de cadeaux à nos proches, mais ils doivent impérativement être dispendieux.

Ce Noël, faites le plus beau cadeau à vos proches, dites-leur à quel point ils vous sont chers.

Joyeux Noël!